ESSAIS NOCTURNES

Je prends un vers solitaire et je m'accompagne...

17 avril 2009

Matins

 

REFLETS_FLEURS

 

Matin du jour suivant
Tu as les mêmes yeux
Peut-être un peu plus grands
Et moi je t’aime mieux

 

La fenêtre est ouverte
Grande sur la journée
Ta fraiche bouche offerte
N’attend que mes baisers

 

C’est l’heure des câlins
L’instant des frôlements
Ces moments incertains
Où règnent les amants

 

Matin du lendemain
Tu as le même cœur
Peut-être plus serein
L’âme remplie d’ardeur

Posté par Tonton J à 22:55 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

13 mars 2009

Tu sais...

Tu sais, il y a des jours sans gout   
Et des nuits blanches sans couleurs    
Des flâneries en solitude    
Et des balades sans lumières    
Ceux qui se disent tes amis    
Et qui s’envolent au courant d’air    
Celles qui marchent sur les fleurs    
Dès que tu leur tournes le dos.    
   
Il y a les moments sacrés    
Qui se tatouent au fond du cœur    
Les victoires inavouées    
Qui colorent les arcs-en-ciel    
Les doux baisers qu’on n’oublie pas    
Et les caresses glorieuses    
Qui déplissent les vieilles mains    
Aux délices des lendemains    
   
Il y a les yeux de cet enfant    
Que tu as croisé dans la rue    
Le sourire de la dame en noir    
Qui se faufile en souvenir    
Les fruits que tu ne touches pas    
Dans la corbeille de mariée    
Et les gardiens de l’amitié    
Si fidèles au pied du phare    
   
Il y a la main qui tient la mienne    
Plus douce que le dos des vents    
Des mots qui jouent à se distraire    
Dans la pénombre de tes rêves    
Ceux qui demeurent des enfants    
Et qui restent ici à jamais.    
Laisse-moi lisser tes rondeurs    
Dans les silences de demain

VAVAtatane

Posté par Tonton J à 00:23 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2009

Silences

Me restent les silences et les moments d’oubli
À l’heure où la sentence ultime s’affranchit
Des heures oubliées sur le cadran des ombres
Que je veux te cacher avant que je ne sombre

Me reste le sourire et les regards compères
À l’instant où partir vers des lieux partenaires
Que j’ai tant négligés faute de cet amour
Si souvent délaissé sur le fil de mes jours

M’oublieras-tu Amie de mes nuits sans lumière
Étreinte inachevée, désir inassouvi,
Caresse inavouée, impulsion clandestine ?

Oublieras-tu Amie, chacune des misères
Que je t’ai fait subir à l’heure des soucis
Cachant tous les baisers fous que je te destine ?

Posté par Tonton J à 16:06 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2009

Ressac à rimes

La mer s’est logée dans ma tête
Dans mon cœur et dans tout mon être.
Quand des vagues secouent mon âme
Quand l’amie fidèle me blâme
Seul sur le pont d’un vieux bateau
Sans l’envie de me mettre à l’eau
On me désarrime du port
À raison ou parfois à tort
Oui ! je ne veux que naviguer
Contre les vents me fatiguer
User le reste de mon âge
À la limite du naufrage
User ma bouche à des baisers
Qui jamais ne vont m’apaiser
Rallume en moi ce feu sacré
Rallume le temps des secrets
Je désire enflammer la brume
Lui donner un parfum d’agrumes
Qui m’emporterait loin d’ici
Au-delà de ma galaxie
Je désire te caresser
Surtout ne jamais te blesser
Par mes actes ou par mes mots
Ou autres gestes de moineaux
Toutes ces amies de passage
Dont l’ouverture du corsage
Devenait la monnaie courante
Au long de mes nuits frémissantes
Ne te remplaceront jamais
Sur les marches de mon palais
Diablotine des soirs d’été
Tu puisais dans mes équipées
La sève qui te faisait belle
Mon enchanteresse éternelle

Posté par Tonton J à 22:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2008

Tu es...

Un sourire et tes yeux gris, une bouche et tes deux joues,
La peau douce de ton cou, tu es belle, tu es jolie!
Quelques rides aux coins des yeux, un visage aux traits soyeux,
Et ton rire par-dessus tout, tu es belle comme le jour !
Les souvenirs en commun, les jeux de mots partagés,
Jamais de jeux de vilains, tu es belle comme la vie!
Tout ce qui nous a fait rire, parfois jusqu’à en pleurer,
Les bonnes et les moins bonnes blagues, tu es belle pour toujours !
Pouvoir encore se parler, partager ses beaux rêves,
La musique et les bons livres, tu es belle comme un arc-en-ciel !
Marcher dans le sable humide, pourchasser les vagues rebelles,
Lécher des lèvres de sel, tu es belle comme un horizon !
Coquelicots des moissons, bleuet caché dans les blés,
Chardons aux ombres fanées, tu es belle comme un papillon !
Et tous nos regards complices, nos clins d’œil plein d’euphorie,
Illuminent nos souvenirs, tu es belle comme un fruit sucré !
Tout ce que je t’ai donné, tout ce que tu m’as donné,
Sont des trésors partagés, tu es belle comme un fruit sacré !
Un sourire plein de vie, une mèche sur le front,
Et ta peau qui sent si bon, tu es belle, tu es jolie !PLAGE_tu_es_261208

24 novembre 2008

Jamais à haute voix.

Tu me parles de toi, jamais à haute voix
Ce sont des chuchotis, à peine susurrés
Des mots de tous les jours, des mots inavoués
Des mots tus trop secrets que tu gardes pour toi.
Les automnes sont longs, ils battent la semelle.
Les vitres dégoulinent, ne gardant pas la pluie
Qui s’enfuit vers le bas, loin du soleil qui luit.
Par manque de lumière, toi tu replies tes ailes.
Laisse venir les mots de tes pensées intimes,
Libère tes sanglots, pose ta tête ici.
Laisse courir le temps, laisse mûrir les fruits
D’une amitié fidèle, d’une affection ultime.
La vie est dans ton cœur, ce n’est pas un hasard
Les routes du destin t’ont menée droit ici
Les galères du temps il faut que tu oublies
Et te remplir les yeux d’amour et de regards.

Reflets_marais

Jamais___haute_voix_copie

Posté par Tonton J à 23:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 novembre 2008

Je n’ouvrirai plus cette porte !

Je n’ouvrirai plus cette porte !
Tant pis si le diable m’emporte !
Ils me regardent de travers
Me prennent de haut, de revers !

Je n’ouvrirai plus cette porte !
Ma colère se fait trop forte !
Ils me haïssent ! Tant pis pour eux !
Ils me trahissent ces haineux !

Je n’ouvrirai plus cette porte !
Je ne servirai plus d’escorte
À la foule des menteries
Qui tracent le cours de leur vie.

Je ne l’ouvrirai plus jamais
Je vivrai sans eux désormais !
Ils ne vivront leur solitude
Que dans la crainte et l’inquiétude.

Posté par Tonton J à 11:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2008

Et toi aussi tu pleures...

Il est terrible cet instant où tu vas devoir leur dire…
Tu te tiens la tête.
Tu regardes fumer ton café noir.
Tu le regardes refroidir.
Tu vas devoir trouver les mots.
Les mots que tu n’as pas choisis.
Dans ton regard, ils vont tenter de lire l’ultime espoir.
Dix-sept ans de sourires,
dix-sept ans d’avenir ne se confondent plus qu’avec des souvenirs.
Elle était si jolie.
Tu vas devoir leur dire.
La nuit sera éternelle.
Ils sont devant toi.
Tu leur as dit…
Il est terrible cet instant où ils ne veulent pas te croire.
Il est terrible cet instant... mais la vie des autres reprend le dessus.
Il est terrible pour l’ami cet instant où tu poses la tête sur son épaule.
Il est terrible pour l’ami cet instant où tu pleures aussi…


Découvrez Jacques Brel!

Posté par Tonton J à 11:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

Vague

Vague 

La Mer et sa marée doucement remontait.
Laiteuse, terne, sans attraits, solitude mortelle,
Se laissant emporter, volonté éternelle,
Une vague mourante près de moi s’étalait.

Sous mes pas imprécis, je la voyais périr.
Éphémère et luisante, elle courait vers le sable.
Moi, je marchais, rêvant, la voyant incapable
De regarder devant, droit vers son avenir. 

Une vague. Puis plus rien ! Mouvement récurrent
Que l’Homme écoute et suit, impuissant et servile,
Courant les pires périls pour nourrir ses Enfants. 

Un jour je partirai ! Demain ? Loin de la ville !
Je courrai sur la grève, infatigablement,
Et me désunirai des vagues de mon temps.

Posté par Tonton J à 00:04 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2007

Le dernier rayon

Dans ma bibliothèque, sur le dernier rayon,
J’ai laissé s’endormir des lignes et des lignes
De petits mots d’amour, de dessins et de signes,
De taches et de griffes, griffonnés au crayon.

Avant de m’endormir, à l’heure des lumières mortes,
Je prenais le plaisir de donner à mon cœur,
Des rêves si légers dont j’étais le vainqueur,
Et des mots inventés qui me fermaient la porte.

Raconte-moi, ma mie, tes désirs insensés,
Tes soifs les plus hardies, tes élans audacieux
Et je t’emmènerai dans un endroit précieux
Où les mots n’ont plus cours, sans vouloir t’offenser.

Posté par Tonton J à 23:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »