ESSAIS NOCTURNES

Je prends un vers solitaire et je m'accompagne...

14 avril 2008

Eclaboussures de vie

Ma vie était d’ennuis
Voila que devant moi
Sans bruit elle a surgi
Devant l’étal de bois
Vous pouvez tous me dire
Tout ce qu’il vous plaira
J’ai bâti un empire
Dans l'ombre de ses bras
Elle a gommé mes rides
Allégé tous mes ans
Fait de moi un timide
Oublié par le temps
Les mèches sur son front
Sont autant de scalpels
Qui hurlent son prénom
En morcelant mon ciel
Elle a voulu dormir
Dans le creux d’une épaule
Que je venais d’offrir
Elle trouvait ça si drôle
Elle a souffert naguère
Elle en souffre aujourd’hui
Je la sais bien trop fière
D’avouer ses ennuis
Vous me l’avez tous dit
Je ne vous croyais pas
J’ai bâti un abri
Dans l’ombre de mes bras

Murduvoisin_091107

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04 mars 2008

Foule Spiralaire

FOULE_1

Même si je te prie tu ne me liras pas
Ignoreras mes mots tourneras ton regard
Je plongerai ma main dans le sac des oublis
Aimes moi je te prie tu ne rougiras pas
Tairas les idéaux laissant place aux hasards
Je songerai aux liens que tu as anoblis

 

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21 février 2008

Un texte que j'ai eu plaisir à lire...

Toi l'Ami qui ne demandes qu'un peu d'amitié
Comme le chien famélique quémande sa pâtée
Entre chez moi sans frapper
Toi l'Ami qui ne peux plus rêver
Toi dont les yeux hagars sont innondés
Viens, je connais ta peine, je vais la partager...
Ton échine blâfarde se courbe sous la pitié
Je t'aiderai doucement à te redresser...
Tu n'y crois plus mais l'amour panse bien des plaies,
Aie confiance, je ne sais pas juger
Juste t'apporter ce que j'ai
Beaucoup d'amour et d'amitié...
Toi l'Ami qui ne demandes qu'un peu d'amitié,
Viens, entre sans frapper...
Et si je n'ai pas les mots, je me tairai ...
Mais moi jamais ne te poignarderai ...

Merci Marianne


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13 février 2008

Vague

Vague 

La Mer et sa marée doucement remontait.
Laiteuse, terne, sans attraits, solitude mortelle,
Se laissant emporter, volonté éternelle,
Une vague mourante près de moi s’étalait.

Sous mes pas imprécis, je la voyais périr.
Éphémère et luisante, elle courait vers le sable.
Moi, je marchais, rêvant, la voyant incapable
De regarder devant, droit vers son avenir. 

Une vague. Puis plus rien ! Mouvement récurrent
Que l’Homme écoute et suit, impuissant et servile,
Courant les pires périls pour nourrir ses Enfants. 

Un jour je partirai ! Demain ? Loin de la ville !
Je courrai sur la grève, infatigablement,
Et me désunirai des vagues de mon temps.

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12 février 2008

C’est de ta faute…

C’est de ta faute…

Tu avais posé comme à ton habitude
Tes yeux trop bleu profond sur l’horizon.
Je me suis glissée contre ton dos
Et fais tomber d’immenses incertitudes.
C’est de ta faute…
Si mes mains ont plané dans le doute
Mais se sont posées sur tes épaules
Se déployant comme ces fous de Bassan
Que tu aimes tant.
C’est de ta faute…
Si de mes bras frêle j’ai forgé la geôle
Ouverte et sans barreaux
Et fait tomber tes certitudes.
C’est de ta faute…
Si mes doigts se sont glissés sur ta peau
Si ma tête s’est posée sur ton dos
Si mes yeux se sont fermés
Si ma poitrine s’est pressée.
C’est de ta faute…
Si mon cœur bat trop fort
Si mon corps n’est plus mien
Si ma vie t’appartient
C’est de ta faute…
Si ton horizon est le mien
Si ton regard bleu est ma vie
C’est de ta faute…
Si tu es Toi.
C’est de ta faute…
Si je t’aime.

De moi pour Toi... PF

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Les yeux de la Petite Fée

Les yeux de la P'tite Fée

Regarde-moi bien, n’aie pas l’air inquiet
Regarde-moi bien, dans le fond des yeux
Donne-moi le feu que je t’ai confié
Donne-moi le peu qui manque à mes cieux

Lorsque je te vois allant dans la rue
Tes longs pas filant vers ton avenir
Lorsque je te vois le cœur tout ému
Le souffle haletant mais prêt à tenir 

Sauras-tu jamais ce qui fait ma vie
Ce qui me flétrit et me bouleverse
Sauras-tu jamais ce qui me sourit
Ce que j’ai béni et qui me transperce

Que chantent les mots de tous les livres
Que disent les gens en toute conscience
Sans amour sans haine ils iront ivres
Que gisent les rêves sans vraies conséquences

Sauras-tu jamais quand mes doigts s’agitent
D’une frénésie bien peu retenue
Sauras-tu jamais quand mes doigts t’évitent
De sentir ta peau parfois blanche et nue

Regarde-moi bien, rien que dans les yeux
Regarde-moi bien, ta main dans ma main
Donne-moi ce cœur qui bat de son mieux
Aujourd’hui encore, pour toujours demain

 

L’érable taillé
N’attend plus que le printemps
Le temps d’être aimé

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02 février 2008

Je ne pouvais me taire…

Je ne pouvais me taire…

Tu étais près de moi nous attendions le bus
Le vent était très froid sur le marché aux puces
Tu t’approchas tout près et ta main sur mon dos
Doucement sans excès glissa comme un cadeau

Me retourner
Te sourire
Je ne savais que faire
Apprécier
Sans faillir
Je me laissais faire

Un mouvement de foule encouragea l’étreinte
Emporté par la houle je la savais non feinte
Nos doigts se sont croisés tendrement réchauffés
Quelques regards mêlés des gestes tempérés

Te regarder
Te chérir
Je pouvais le faire
T’estimer
Sans trahir
Je ne pouvais me taire

Une barbe à papa et mes mains sur tes hanches
Nous allions pas à pas vers la fin du dimanche
Une nuit bleue tombait la lune toute pâle
Là-haut nous regardait sans un bruit sans un râle

Nous rapprocher
Nous blottir
Nous allions le faire
Nous aimer
Sans finir
Et nous taire

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22 janvier 2008

Silences.

Silences.

Ne me les redis pas ! Je voudrais les entendre
Ces beaux mots dits par Toi que j'aimerais apprendre.
Je t'ouvre grands mes bras, je t'ouvre grand mon cœur.
Des pérennes désirs je veux sortir vainqueur !

Ne me les redis pas ! Je voudrais les comprendre
Ces caressants soupirs profonds, sans me méprendre.
Ne me demande pas si je t'aime en ce jour
Demande-moi plutôt de te faire l'Amour. 

Ne m'écris pas ces mots que je crains bien trop fort !
J'ai peur de mon demain, de voir finir mon sort !
Ne livre pas ton cœur à qui veut en jouir !
Un serment éternel est encore à écrire. 

Ta voix résonne en moi, j'adore son écho.
Ton corps se plie en cœur, ôte ton calicot.
Je tremble qu'un baiser ne me marque à jamais,
Que l'ombre du désir me hante désormais.

 

 

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12 janvier 2008

Viens prendre quelques vers avec moi...

Je déballe des mots que je ne connais pas
Des mots dont les couleurs baignent l’ombre des jours,
Amplifient les soupirs à chacun de mes pas
Et approuvent mes rêves, les teintant par amour.

J’aligne les lettres qui viennent m’embrasser
Par surprise, par envie, par amour, par désir,
Tendrement dans le cou comme le fait la p’tite’Fée,
Ou dans un tendre songe, au souffle d’un soupir.

J’attends, je vois, j’espère. J’explique aux nuages blancs
Que dans les yeux noisettes cernées de boucles brunes
Tu peux voir mille fleurs, et dix mille serments
 À tenir ou tenus, de quoi faire ma fortune.

Raconte tes pieds nus dans le sable ancestral
Raconte les vents forts qui élèvent les dunes
Raconte les silences d’une mère qui a mal
Raconte les desseins d’une vie importune.

Je te raconterai l’oiseau qui sort du nid
Je te raconterai comme la feuille est légère
Je te raconterai le nuage qui s’ennuie
Je te raconterai les senteurs passagères.

Donne-moi si tu veux juste l’un de tes rêves
Donne-moi si tu veux une larme, un baiser
Donne-moi si tu veux dans ta vie une trêve
Donne-moi si tu veux ce qui peut m’apaiser.

Je peins sur mon azur l’espoir d’un été chaud
Je peins sur mon azur le feu de ton regard
Je peins sur mon azur les éclats des vitraux
Je peins sur mon azur la chaleur d’un espoir.

 

TJ_cotesauvage_120108

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27 décembre 2007

Le dernier rayon

Dans ma bibliothèque, sur le dernier rayon,
J’ai laissé s’endormir des lignes et des lignes
De petits mots d’amour, de dessins et de signes,
De taches et de griffes, griffonnés au crayon.

Avant de m’endormir, à l’heure des lumières mortes,
Je prenais le plaisir de donner à mon cœur,
Des rêves si légers dont j’étais le vainqueur,
Et des mots inventés qui me fermaient la porte.

Raconte-moi, ma mie, tes désirs insensés,
Tes soifs les plus hardies, tes élans audacieux
Et je t’emmènerai dans un endroit précieux
Où les mots n’ont plus cours, sans vouloir t’offenser.

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