17 avril 2009
Matins
Matin du jour suivant
Tu as les mêmes yeux
Peut-être un peu plus grands
Et moi je t’aime mieux
La fenêtre est ouverte
Grande sur la journée
Ta fraiche bouche offerte
N’attend que mes baisers
C’est l’heure des câlins
L’instant des frôlements
Ces moments incertains
Où règnent les amants
Matin du lendemain
Tu as le même cœur
Peut-être plus serein
L’âme remplie d’ardeur
13 mars 2009
Tu sais...
Tu sais, il y a des jours sans gout
Et des nuits blanches sans couleurs
Des flâneries en solitude
Et des balades sans lumières
Ceux qui se disent tes amis
Et qui s’envolent au courant d’air
Celles qui marchent sur les fleurs
Dès que tu leur tournes le dos.
Il y a les moments sacrés
Qui se tatouent au fond du cœur
Les victoires inavouées
Qui colorent les arcs-en-ciel
Les doux baisers qu’on n’oublie pas
Et les caresses glorieuses
Qui déplissent les vieilles mains
Aux délices des lendemains
Il y a les yeux de cet enfant
Que tu as croisé dans la rue
Le sourire de la dame en noir
Qui se faufile en souvenir
Les fruits que tu ne touches pas
Dans la corbeille de mariée
Et les gardiens de l’amitié
Si fidèles au pied du phare
Il y a la main qui tient la mienne
Plus douce que le dos des vents
Des mots qui jouent à se distraire
Dans la pénombre de tes rêves
Ceux qui demeurent des enfants
Et qui restent ici à jamais.
Laisse-moi lisser tes rondeurs
Dans les silences de demain

16 février 2009
Silences
Me restent les silences et les moments d’oubli
À l’heure où la sentence ultime s’affranchit
Des heures oubliées sur le cadran des ombres
Que je veux te cacher avant que je ne sombre
Me reste le sourire et les regards compères
À l’instant où partir vers des lieux partenaires
Que j’ai tant négligés faute de cet amour
Si souvent délaissé sur le fil de mes jours
M’oublieras-tu Amie de mes nuits sans lumière
Étreinte inachevée, désir inassouvi,
Caresse inavouée, impulsion clandestine ?
Oublieras-tu Amie, chacune des misères
Que je t’ai fait subir à l’heure des soucis
Cachant tous les baisers fous que je te destine ?
05 janvier 2009
Ressac à rimes
La mer s’est logée dans ma tête
Dans mon cœur et dans tout mon être.
Quand des vagues secouent mon âme
Quand l’amie fidèle me blâme
Seul sur le pont d’un vieux bateau
Sans l’envie de me mettre à l’eau
On me désarrime du port
À raison ou parfois à tort
Oui ! je ne veux que naviguer
Contre les vents me fatiguer
User le reste de mon âge
À la limite du naufrage
User ma bouche à des baisers
Qui jamais ne vont m’apaiser
Rallume en moi ce feu sacré
Rallume le temps des secrets
Je désire enflammer la brume
Lui donner un parfum d’agrumes
Qui m’emporterait loin d’ici
Au-delà de ma galaxie
Je désire te caresser
Surtout ne jamais te blesser
Par mes actes ou par mes mots
Ou autres gestes de moineaux
Toutes ces amies de passage
Dont l’ouverture du corsage
Devenait la monnaie courante
Au long de mes nuits frémissantes
Ne te remplaceront jamais
Sur les marches de mon palais
Diablotine des soirs d’été
Tu puisais dans mes équipées
La sève qui te faisait belle
Mon enchanteresse éternelle
26 décembre 2008
Tu es...
Un sourire et tes yeux gris, une bouche et tes deux joues,
La peau douce de ton cou, tu es belle, tu es jolie!
Quelques rides aux coins des yeux, un visage aux traits
soyeux,
Et ton rire par-dessus tout, tu es belle comme le jour !
Les souvenirs en commun, les jeux de mots partagés,
Jamais
de jeux de vilains, tu es belle comme la vie!
Tout ce qui nous a fait rire, parfois jusqu’à en pleurer,
Les bonnes et les moins bonnes blagues, tu es belle pour toujours !
Pouvoir encore se parler, partager ses beaux rêves,
La
musique et les bons livres, tu es belle comme un arc-en-ciel !
Marcher dans le sable humide, pourchasser les vagues
rebelles,
Lécher des lèvres de sel, tu es belle comme un horizon !
Coquelicots des moissons, bleuet caché dans les blés,
Chardons aux ombres fanées, tu es belle comme un papillon !
Et tous nos regards complices, nos clins d’œil plein
d’euphorie,
Illuminent nos souvenirs, tu es belle comme un fruit sucré !
Tout ce que je t’ai donné, tout ce que tu m’as donné,
Sont
des trésors partagés, tu es belle comme un fruit sacré !
Un sourire plein de vie, une mèche sur le front,
Et ta peau
qui sent si bon, tu es belle, tu es jolie !
24 novembre 2008
Jamais à haute voix.
Tu me parles de toi, jamais à haute voix
Ce sont des chuchotis, à peine susurrés
Des mots de tous les jours, des mots inavoués
Des mots tus trop secrets que tu gardes pour toi.
Les automnes sont longs, ils battent la semelle.
Les vitres dégoulinent, ne gardant pas la pluie
Qui s’enfuit vers le bas, loin du soleil qui luit.
Par manque de lumière, toi tu replies tes ailes.
Laisse venir les mots de tes pensées intimes,
Libère tes sanglots, pose ta tête ici.
Laisse courir le temps, laisse mûrir les fruits
D’une amitié fidèle, d’une affection ultime.
La vie est dans ton cœur, ce n’est pas un hasard
Les routes du destin t’ont menée droit ici
Les galères du temps il faut que tu oublies
Et te remplir les yeux d’amour et de regards.
14 novembre 2008
Je n’ouvrirai plus cette porte !
Je n’ouvrirai plus cette porte !
Tant pis si le diable m’emporte !
Ils me regardent de travers
Me prennent de haut, de revers !
Je n’ouvrirai plus cette porte !
Ma colère se fait trop forte !
Ils me haïssent ! Tant pis pour eux !
Ils me trahissent ces haineux !
Je n’ouvrirai plus cette porte !
Je ne servirai plus d’escorte
À la foule des menteries
Qui tracent le cours de leur vie.
Je ne l’ouvrirai plus jamais
Je vivrai sans eux désormais !
Ils ne vivront leur solitude
Que dans la crainte et l’inquiétude.
06 octobre 2008
Et toi aussi tu pleures...
Il est terrible cet instant où tu vas devoir leur dire…
Tu te tiens la tête.
Tu regardes fumer ton café noir.
Tu le regardes refroidir.
Tu vas devoir trouver les mots.
Les mots que tu n’as pas choisis.
Dans ton regard, ils vont tenter de lire l’ultime espoir.
Dix-sept ans de sourires,
dix-sept ans d’avenir ne se confondent plus qu’avec des souvenirs.
Elle était si jolie.
Tu vas devoir leur dire.
La nuit sera éternelle.
Ils sont devant toi.
Tu leur as dit…
Il est terrible cet instant où ils ne veulent pas te croire.
Il est terrible cet instant... mais la vie des autres reprend le dessus.
Il est terrible pour l’ami cet instant où tu poses la tête sur son épaule.
Il est terrible pour l’ami cet instant où tu pleures aussi…
Découvrez Jacques Brel!
13 février 2008
Vague
Vague
Laiteuse, terne, sans
attraits, solitude mortelle,
Se laissant emporter, volonté
éternelle,
Une vague mourante près de
moi s’étalait.
Sous mes pas imprécis, je la
voyais périr.
Éphémère et luisante, elle
courait vers le sable.
Moi, je marchais, rêvant, la
voyant incapable
De regarder devant, droit
vers son avenir.
Une vague. Puis plus
rien ! Mouvement récurrent
Que l’Homme écoute et suit,
impuissant et servile,
Courant les pires périls pour
nourrir ses Enfants.
Un jour je partirai !
Demain ? Loin de la ville !
Je courrai sur la grève,
infatigablement,
Et me désunirai des vagues de
mon temps.
27 décembre 2007
Le dernier rayon
Dans ma bibliothèque, sur le
dernier rayon,
J’ai laissé s’endormir des
lignes et des lignes
De petits mots d’amour, de
dessins et de signes,
De taches et de griffes,
griffonnés au crayon.
Avant de m’endormir, à
l’heure des lumières mortes,
Je prenais le plaisir de
donner à mon cœur,
Des rêves si légers dont
j’étais le vainqueur,
Et des mots inventés qui me
fermaient la porte.
Raconte-moi, ma mie, tes
désirs insensés,
Tes soifs les plus hardies,
tes élans audacieux
Et je t’emmènerai dans un
endroit précieux
Où les mots n’ont plus cours,
sans vouloir t’offenser.


