13 février 2008
Vague
Vague
Laiteuse, terne, sans
attraits, solitude mortelle,
Se laissant emporter, volonté
éternelle,
Une vague mourante près de
moi s’étalait.
Sous mes pas imprécis, je la
voyais périr.
Éphémère et luisante, elle
courait vers le sable.
Moi, je marchais, rêvant, la
voyant incapable
De regarder devant, droit
vers son avenir.
Une vague. Puis plus
rien ! Mouvement récurrent
Que l’Homme écoute et suit,
impuissant et servile,
Courant les pires périls pour
nourrir ses Enfants.
Un jour je partirai !
Demain ? Loin de la ville !
Je courrai sur la grève,
infatigablement,
Et me désunirai des vagues de
mon temps.
Commentaires
Si jamais demain tu pars ...
Reviens vite ...
Les océans abandonnent-ils leur vague à l'âme des voyageurs éternels?
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