24 novembre 2008
Jamais à haute voix.
Tu me parles de toi, jamais à haute voix
Ce sont des chuchotis, à peine susurrés
Des mots de tous les jours, des mots inavoués
Des mots tus trop secrets que tu gardes pour toi.
Les automnes sont longs, ils battent la semelle.
Les vitres dégoulinent, ne gardant pas la pluie
Qui s’enfuit vers le bas, loin du soleil qui luit.
Par manque de lumière, toi tu replies tes ailes.
Laisse venir les mots de tes pensées intimes,
Libère tes sanglots, pose ta tête ici.
Laisse courir le temps, laisse mûrir les fruits
D’une amitié fidèle, d’une affection ultime.
La vie est dans ton cœur, ce n’est pas un hasard
Les routes du destin t’ont menée droit ici
Les galères du temps il faut que tu oublies
Et te remplir les yeux d’amour et de regards.
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